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Intégration de l’adaptation

Intégration de l’adaptation au
changement climatique dans tous les
domaines d’élaboration des politiques

‘Meeting adaptation needs is a prerequisite for sustainable development as by definition, it requires long-term resilience’ (répondre aux besoins d’adaptation est une condition préalable au développement durable dans la mesure où, par définition, il nécessite de la résilience à long terme) (OCDE 2019, The Only Way Forward). Pour le développement durable, il faut donc proactivement intégrer les objectifs et les activités de l’adaptation dans tous les domaines de prise de décision et de planification, ainsi que dans tous les secteurs.

Dans le concept d’intégration de l’adaptation, il s’agit d’inclure systématiquement le risque climatique et les considérations d’adaptation dans les processus réguliers de prise de décision et de planification au lieu de ne mettre en œuvre que des mesures d’adaptation « indépendantes ». Cela peut se faire à différents niveaux décisionnels (international, national, infranational, sectoriel et au niveau des projets), ainsi que dans tous les secteurs.

En tenant compte du changement climatique dans les décisions de planification et d’investissement, il est possible de réduire ses effets adverses ainsi que les coûts nécessaires pour remédier à ses conséquences. L’intégration consiste donc à vérifier si une décision a besoin d’être modifiée et adaptée à un changement climatique. 

L’intégration de l’adaptation peut s’appliquer à un large éventail de contextes décisionnels comme les décisions gouvernementales en matière d’investissement dans les infrastructures, les stratégies sectorielles ou les plans de développement communautaire. Le processus décisionnel lui-même détermine où intégrer au mieux les considérations d’adaptation (ce que l’on appelle les « points d’entrée »).

En fonction des points d’entrée, l’intégration de l’adaptation peut être liée, par exemple, à la planification, à la budgétisation, à la formation, aux campagnes de sensibilisation, etc.  Compte tenu de cet éventail d’applications, il n’existe évidemment pas de méthode unique, mais au contraire une multitude de méthodes et d’approches différentes. L’intégration peut par exemple se traduire par l’inclusion d’experts en adaptation dans les organes de planification, par la mise en place d’un mécanisme obligatoire de vérification des éléments climatiques, par l’adoption d’approches participatives de planification et par le renforcement des capacités.
Quel que soit l’endroit où l’intégration de l’adaptation est réalisée, cette approche implique toujours un processus de changement institutionnel.

Les exemples montrent que l’utilisation d’outils méthodiques facilement compréhensibles facilite l’intégration. En même temps, il faut assurer un niveau suffisant de flexibilité pour faire face aux différents enjeux d’intégration. Le processus de mise en place de l’intégration de l’adaptation au sein d’une institution et la participation de ceux qui sont chargés de prendre des décisions en meilleure connaissance de cause sont deux éléments indispensables. L’adhésion des décideurs de haut niveau peut se révéler être d’un grand soutien. Il est possible de tirer les leçons d’un grand nombre de cas dans lesquels l’intégration de l’adaptation a été mise en œuvre concernant des risques climatiques prévus à moyen et long terme, par exemple à partir des évaluations des risques climatiques.
L’analyse des risques climatiques pour le Ghana sert d’exemple pour une analyse approfondie des risques climatiques visant à identifier et évaluer les stratégies d’adaptation dans le secteur agricole du pays. D’autres exemples sont donnés ici. 

Il existe une multitude de directives et de descriptions d’outils sur l’intégration de l’adaptation dans différentes conditions. Vous pouvez vous reporter aux sections Lectures complémentaires, et Outils et matériel de formation pour consulter ces documents.