CCNUCC et Accord de Paris : les approches fondées sur les écosystèmes sont une solution prometteuse pour l’adaptation durable et efficace au changement climatique. L’EbA englobe des politiques et des mesures qui tiennent compte du rôle des services écosystémiques dans la réduction de la vulnérabilité sociétale grâce à des approches multisectorielles et multi-niveaux. L’Accord de Paris exige des signataires qu’ils planifient et mettent en œuvre l’adaptation par l’intermédiaire du plan national d’adaptation (PNA), avec des évaluations et un suivi de la vulnérabilité. Le processus du PNA est un important point d’entrée pour l’EbA car il vise à intégrer l’adaptation au changement climatique dans les décisions de développement et les investissements dans le développement. Il peut également constituer l’épine dorsale de la mise en œuvre de la composante « adaptation » d’une contribution déterminée au niveau national (CDN). Certaines CDN font explicitement état de l’EbA, alors que d’autres renvoient aux services écosystémiques comme moyens d’adaptation. Il existe au moins trois moyens de tenir compte de la biodiversité et des services écosystémiques, et par conséquent de l’EbA, dans le processus du PNA :
- Tenir compte du changement climatique dans la planification de la conservation : les objectifs de conservation sont-ils menacés par le changement climatique ?
- Tenir compte des mesures d’EbA lors de l’évaluation des impacts du changement climatique et des options d’adaptation : quand appliquer les mesures d’EbA (par rapport aux mesures infrastructurelles « grises ») ?
- Tenir compte des sauvegardes environnementales pour les mesures d’adaptation : les impacts des mesures d’adaptation sur les écosystèmes sont-ils pris en compte ?
Pour de plus amples informations, le document Briefing Paper on Entry points for EbA mainstreaming: National Adaptation Plans & Nationally Determined Contributions sera bientôt disponible.
CDB – Convention sur la diversité biologique : la CDB joue un rôle fondamental pour toutes les approches fondées sur la nature. La cohérence des politiques nationales et l’harmonisation des rapports sur les conventions peuvent considérablement améliorer l’adoption de l’EbA au niveau national et international. Les mesures politiques respectives doivent également se traduire par une planification et une mise en œuvre infranationales. Les stratégies et plans d’action nationaux pour la biodiversité (SPANB) sont les principaux instruments de mise en œuvre de la convention au niveau national (CDB, article 6). À ce jour, pour intégrer les questions de biodiversité dans les secteurs clés des SPANB, l’accent a été mis sur l’amélioration des résultats environnementaux et sur la réduction des impacts environnementaux. Toutefois, l’intégration de la biodiversité par l’intermédiaire des SPANB peut également donner lieu à d’importants résultats liés à l’adaptation au changement climatique et à son atténuation, à la réduction de la pauvreté, à l’amélioration de la santé et du bien-être, et à une plus grande équité sociale.
Pour de plus amples informations, le document Briefing Paper on Entry points for EbA mainstreaming: Synergies of the Rio Conventions with Ecosystem- based Adaptation sera bientôt disponible.
Stratégie internationale de prévention des catastrophes (SIPC) des Nations unies et Cadre d’action de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe : les concepts et pratiques de l’EbA et de la réduction des risques de catastrophe fondée sur les écosystèmes (éco-RRC) ont été élaborés et affinés ces dernières années ; ce sont aujourd’hui des approches intégrées visant à réduire les risques liés au climat et d’autres types de risques. Ces approches soulignent l’importance de la biodiversité et des écosystèmes dans la réduction des risques, et s’appuient sur d’autres pratiques telles que la conservation et la restauration des écosystèmes, qui cherchent à améliorer la résilience des écosystèmes au profit des populations. L’éco-RRC fonctionne conformément au Cadre d’action de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe 2015-2030 qui encourage les « approches écosystémiques …pour renforcer la résilience et réduire les risques de catastrophe ». L’EbA et l’éco-RRC entrent dans le cadre d’une approche transversale pluridisciplinaire. La coopération entre les deux domaines permet d’obtenir de meilleurs résultats en termes d’accroissement de la résilience. Le partage des connaissances et de l’apprentissage, le renforcement des capacités et une plus grande capacité à concevoir des interventions offrant des avantages multiples ne sont que quelques-unes des options permettant d’améliorer la résilience.
Pour de plus amples informations, voir les directives volontaires pour la conception et la mise en œuvre efficace d’approches fondées sur les écosystèmes pour l’adaptation au changement climatique et pour la réduction des risques de catastrophe (Voluntary guidelines for the design and effective implementation of ecosystem-based approaches to climate change adaptation and disaster risk reduction)
Objectifs de développement durable (ODD) : les ODD sont un appel universel à agir pour mettre un terme à la pauvreté, protéger la planète et garantir la paix et la prospérité pour tous. De nombreux ODD sont directement liés à la santé et la diversité biologique des écosystèmes, ainsi qu’aux services qu’ils offrent. Souvent, les segments les plus défavorisés et marginalisés de la société dépendent énormément des écosystèmes pour subvenir à leurs besoins. L’EbA peut offrir des solutions durables, résilientes au climat et fondées sur la nature, qui couvrent bon nombre des problèmes mondiaux auxquels les ODD s’adressent, en optimisant les synergies et en réduisant les compromis.
Pour de plus amples informations, le document Briefing Paper on Entry points for EbA mainstreaming: Ecosystem-based approaches and the Sustainable Development Goals sera bientôt disponible.